Cheng et Nakamura se sentent bien. L'entente entre eux coule de source. Elle ne résout rien, ne promet rien et ne présage de rien, elle est. Cette évidence simplifie leur vie mais elle va sacrément compliquer leur survie. J'écoute le pipa de Cheng et je fléchis sous le poids de la tristesse. Je connais le précieux sentiment de connivence qui la lie à Nakamura: Cmatic me l'inspire et ne le partage pas. C'est aussi simple qu'une lame de rasoir.
"Dans le vent d'automne et la rosée de jade
leur rencontre éclipse toutes les autres rencontres"
La peste soit des poètes larmoyants.
from Le goût de l'immortalité, Catherine Dufour, éditions Mnémos.
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