27.12.06

Noël pourri

Tout le monde a vu des films de Noël qui dégénèrent. Ou lu des romans là-dessus. Mais qui l'a vécu? J'aimerais récolter les témoignages de vos pires Noëls histoire de me dire que non, je ne suis pas la seule à qui c'est arrivé.

Perso, c'est Mom qui a tout foutu par terre. L'esprit de Noël est bel et bien enterré dans un coin de jardin en Normandie entre une ligne de chemin de fer et un camp militaire. Raconter des choses désagréables dans le dos des gens, voilà qui n'est pas très malin, surtout quand les murs sont épais comme du papier journal.

Semaine pré-noël: vous avez une petite idée de la fréquentation en magasin et de mon état de stress et de fatigue. Je ne dors pas beaucoup, et quand j'arrive à dormir la nuit, c'est pour renseigner des gens et leur faire des paquets cadeau dans mes rêves... Aaaargh!
24 décembre: lever à 8h30, métro à 9h05 pour arriver au magasin à 9h55 (j'adore les transports le dimanche), boulot jusqu'à 19h, train pour Lisieux à 19h40, arrivée à Lisieux à 21h17, arrivée à Percy en Auge à 21h45, pour réveillonner en famille. Un repas et 3 parties de Pictionary plus loin il est 2h20 du matin, c'est pas compliqué, 10 minutes de plus et je me transformais en zombie.

Dodo jusqu'à midi le lendemain, enfin en ce qui me concerne, parce que besoin de dormir un petit peu, quand même... j'ai 2 jours de repos avant de reprendre le travail, ça ne fait pas beaucoup.
Déjeuner: ma belle-soeur est partie déjeuner dans sa famille, je la comprends, mais Mom est outrée, on se demande pourquoi alors qu'elle peut pas l'encaisser. Puis balade dans ce morne village de Normandie pour aller voir si une maison nouvellement construite a oui ou non des fenêtres sur l'arrière (pour cela il faut aller joyeusement patauger dans la gadoue du champ de derrière, la maison en question n'a pas de fenêtre, who cares?). En rentrant, je m'allonge histoire de chasser le coup de barre qui m'arrive sur la nuque, me réveille un peu plus tard pour entendre dans la chambre d'à côté la personne la plus malheureuse du monde raconter combien ses enfants sont ingrats à sa meilleure amie. A mon égard, un délicat:"Si elle est venue pour dormir, elle aurait aussi bien pu rester dormir chez elle." Certes. Et moi de me dire:"Tiens, c'est vrai, j'aurais dû faire ça." Mais si j'avais fait ça, ça aurait été:"De toute façon on n'est pas assez bien pour elle, elle préfère rester dormir chez elle que de passer du temps avec sa famille."

Alors le lendemain dans la voiture ça a été règlement de comptes, la triple-vrille, une mauvaise foi hallucinante:"Mais quand même Mom tu sais que c'est le mois le plus fatigant pour moi, décembre, alors me dis pas que tu ne t'attendais pas à ce que je sois fatiguée, en plus tu savais que j'étais malade (oui je sais, encore, j'y peux rien)" et elle:"Non, je ne pouvais pas savoir que tu étais fatiguée." Bah non. C'est mon 7e Noël en librairie, c'est la même chose tous les ans mais elle le découvre. De plus, il semblerait que mes cernes n'aient pas été suffisamment convaincantes.

Cette scène, dans la voiture, c'était un cauchemar... impossible de raisonner face à quelqu'un comme ça. J'ai déjà passé une année entière sans lui parler, il y a quelques années. On dirait bien qu'il va falloir remettre ça. Ce n'est pas terrible comme bonne résolution pour 2007. Alors on va formuler ça autrement:

Ne plus se laisser polluer la bonne humeur par des personnes aigries de la vie.
Ca, c'est dit, et même écrit.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

"noel pourri" sounds more and more like "noel as usual" to me ...

Anonyme a dit…

Comme dit le proverbe :
"On choisi ses amis, pas sa famille".
Et comme quoi les liens du sang ne son pas toujours les plus fort...

Bon courage a toi en tout cas p'tite BBL.

Gros bisous