29.4.06

Ca schmoute

Une journée éprouvante: cet aprèm, 2 classes de CE1, une à 14h (qui est arrivée à 14h30) et une à 15h (qui est arrivée à 15h, rha, mauvais timing!) qui venaient dépenser des chèques lire. "Euh Madame c'est combien les Dragon Ball Z?" "Tu ne veux pas un J'aime lire plutôt, ou un Max et Lili?" Moue dubitative de l'intéressé. "6,50 " Ils n'étaient pas tous comme ça mais quand même. Par contre, un mystère me laisse perplexe: j'ai souvenir, pour avoir aidé aux sorties scolaires pendant plusieurs années, qu'il fallait 1 accompagnateur adulte pour 5 enfants. Or, là, une vingtaine de bambins à chaque fois et seulement 2 encadrants...

Ranger intégralement de nouveau le rayon après un double tsunami.

Ce midi j'ai failli bouffer le serveur à la pizzeria qui n'arrêtait pas de passer derrière ma chaise et de faire tomber mon blouson. Mom, qui était venue déjeuner avec moi, a halluciné de me voir si teigneuse. Moi, excédée:"Ils ont qu'à mettre moins de tables, aussi, il aurait la place de passer." Mrfff. Grrr.

Et puis ce soir une superbe signature de Michael Cunningham. Chch redoutait de n'avoir personne. Il y a eu du monde et pas seulement les amis qu'on avait supplié à genou de venir pour remplir la librairie. Un beau moment de littérature.

La soirée au restaurant fut ensuite bien agréable, en compagnie de 3 filles déchaînées et d'1 gars bien que j'apprécie mieux depuis que j'ai grandi un peu dans ma tête. Il a rigolé en lisant Prout de Mammouth, preuve qu'on est toujours sur la même longueur d'ondes après tout ce temps. 1999 c'était hier pourtant non il s'est passé plein de choses depuis.

Revenir dans ce coin du 20e, j'ai le sentiment de boucler une boucle et de réaliser que la vie n'est pas faite que de ruptures. Allez, j'ose. Ce serait même plutôt une continuité. Les gens qui s'inscrivent dans cette continuité en valent vraiment la peine. Et ce gars bien, justement, doit être la personne de mon entourage qui me connaît depuis le plus longtemps. On aurait pu se perdre de vue, ça aurait pu se comprendre, et puis non. J'aime savoir qu'il est là. Pas au cas où, pas en cas de coup dur, juste parce que s'il n'était plus là je perdrais un peu de moi, je crois, et de notre histoire.

Je suis rentrée du Bhoutan et je tourne des pages, comme annoncé.
Avec certains, des pages volantes qui partent faute de reliure.
Avec d'autres, des carnets de notes qui s'archivent.
Avec ceux qui restent, un livre ouvert où on continue d'écrire l'histoire, jour après jour. Année après année, rare, épais, reliure solide, ne prend pas la poussière sur une étagère.

Quand est-ce qu'on se revoit?

2 commentaires:

Anonyme a dit…

alors moi je dis aujourd'hui si tu veux soutenir les filles de syndiqués CGT qui doivent travailler le 1r mai (deuxième fois depuis les presque dix ans que je bosse).
demain, si tu restes à profiter de ton week-end.
je t'embrasse très fort

bbl a dit…

chch> je vais profiter de mon 2e jour de week-end pour continuer à macher ma mauvaise humeur toute seule (c'est moins pire qu'hier mais c'est pas encore le beau fixe). Bon courage mon chch je pense à toi