Après 2 petites heures de sommeil, j'ai bien tenu la route aujourd'hui.
Etrange hier soir: être là alors que je ne suis pas encore là. Etre au centre d'un non-événement: ma migration annuelle vers un nouveau lieu de travail. Annoncer:"Tu sais quoi?" M'entendre répondre:"Non, je ne sais pas, quoi?" "Je m'en vais (sans Goncourt) travailler ailleurs là-bas tu sais avec Chouchou" "Oui en fait je savais mais je ne savais pas si j'étais censé être au courant." Phénomène classique dans ce petit milieu professionnel, amplifié par le grand cirque de mars de la Porte de Versailles.
Pas de clash, grand soulagement. Me projeter: trop tôt encore. Tout juste un avant-goût, plaisir de parler BD avec l'un, d'entendre un autre répéter à quel point il est content que j'aie été choisie. Je ne réalise pas. Ca me paraît trop facile et je n'ose pas encore y croire. La peur d'être déçue aussi. Je suis si échaudée que j'attends le caillou qui viendra enrayer la belle mécanique qui se met en place.
La curiosité des gens qui voudraient savoir, un peu comme du poil à gratter dans mon cou. Parce que j'ai dit aux gens qui comptent et en qui j'ai confiance tout ce que j'avais à en dire. Désormais, tourner la page - un leit-motiv, dans ce métier.
Petit bonheur hier soir: voir rougir l'homme qui siffle tel l'oiseau.
L'envie revient.
Ce doit être le printemps qui fait ça.
21.3.06
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4 commentaires:
ca se trouve ou physiquement on nouveau travail ?
elm> un peu au-dessus des rues de Monte Cristo et Alexandre Dumas (littéraire, le coin, pas vrai?) tout près de mon premier chez moi parisien mais je ne crois pas que tu y étais venu me voir à l'époque.
ouh la ... l'autre bout du monde !
elm> l'autre bout de ton monde, yep :)
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