Je ne sais plus quel jour on est. C'est la perspective d'aller travailler tous les jours qui fait ça: pas de week-end cette semaine. Je n'aime pas que les responsabilités reposent sur mes épaules. Ce n'est pas de l'irresponsabilité. J'en suis capable, ce n'est pas le problème. La motivation, voilà le nerf de la guerre...
J'ai passé une excellente soirée en compagnie de Patfoot hier soir. Lui qui a l'air si sage, si "Monsieur", élégance personnifiée et profession hautement respectable, m'a révélé un visage que j'apprécie tout autant: côté docteur Jekill et côté mister Hyde. Sous ses chemises bien repassées se cache un dragon sur l'omoplate, aussi bien au sens propre qu'au sens figuré (ce serait pas dragon, son signe astrologique chinois, par hasard?) L'occasion pour moi de réaliser que j'ignore une foule de choses sur le vestiaire des garçons... Patfoot a eu un mot qui m'a fait du bien: il a qualifié ma phase de transition de "papillonnage". Un joli mot, léger et ensoleillé comme le printemps, j'aime bien. Une façon de ne garder que les ondes positives.
Charlie partait au Mexique aujourd'hui. Le Grand Méchant Loup m'a demandé si j'avais bien pris mes billets de train pour le week-end prochain. J'attends des nouvelles de mon amie du Bhoutan pour prendre mes billets d'avion pour Dehli, me ménager une escale d'une journée pour voir le Taj Mahal peut-être. M'arracher de cette routine 13e-11e que je ne supporte plus.
Depuis une semaine c'est comme si un truc grippé s'était enfin débloqué en moi.Une grande tristesse qui me ramasse comme une lame de fond, mêlée à une espèce de sérénité. J'arrive au bout de quelque chose. Mon optimisme me mène à penser que ce qui s'annonce risque d'être intense et passionnant. La fin d'un cycle, qui annonce de nouvelles aventures.
A quoi ressemble un petit déjeuner avec le Grand Méchant Loup et son Etoile? A quoi ressemble ma vie quand je décide de relever les défis devant lesquels j'ai toujours reculé jusqu'ici?
Pendant des années, mon moteur a été ma colère. Je vais vous montrer, moi, je trace ma route, toute seule, je fais mes choix. Par défi. Parce que j'ai besoin d'exploser et de me battre pour exister.
Elle a fini par s'apaiser, cette colère.
Aujourd'hui, c'est l'envie de tenter des expériences inédites, la volonté de ne pas passer à coté d'aventures ou de gens pour de mauvaises raisons.
Je ne sais pas à quoi ressemblera ma vie dans un an (si ça se trouve je commencerai mon purgatoire à Villeurbanne, c'est pour dire à quel point je ne peux pas imaginer...) Je pense qu'elle ne ressemblera pas à ce qu'elle est à l'heure actuelle, loin s'en faut. I will have made a few dreams come true. Certitude. Il est bon d'en trouver quelques unes à poser en phase de reconstruction. Ca ressemble à l'amorce d'une nouvelle étape.
25.2.06
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2 commentaires:
voir cohabiter "Villeurbanne" et "dream come true" dans le même paragraphe ça me défrise (et dieu sait que c'est dur ...).
elm> ah ben te revoilà en pleine forme dis-moi! oui je sais, mais le paradis c'est après le purgatoire, villeurbanne est le purgatoire, la suite c'est le dream come true quand je serai maitre du monde à la BNF ou dans une BU quelconque. Il faut savoir faire des sacrifices... et je mesure l'ampleur du sacrifice avec Villeurbanne.
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